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Défouler les nerfs, laisser la tension descendre naturellement en extériorisant tout ce qui devait sortir. Frapper quelque chose. N’importe quoi, du moment que ça ferait du bien. C’était ça, ou entendre Jake hurler à travers tout le vaisseau. En quittant Dyvan, traversant le couloir aussi vite qu’il le pouvait, il avait abattu sa paume sur le premier bouton d’appel d’ascenseur pour s’y enfermer jusqu’à l’étage de sa chambre. Une douche, ça aurait dû lui faire du bien, en plus de virer toute trace de soupe dans ses cheveux et sur sa peau. Une douche froide. Glaciale. Tout ça pour lui remettre les idées en place, pour retrouver son calme. Mais rien à faire, l’ingénieur sentait que toutes les soupapes de sécurité de son esprit avaient sauté. Il fallait absolument dépressuriser tout ce bouillonnement rageur intérieur, sinon… il retomberait dans des travers qu’il n’avait que trop bien connu. Alors, frapper un truc, n’importe quoi, pourvu que c’était solide et qu’on ne viendrait pas l’enquiquiner pour des histoires de dégradation. La salle de sport… les sacs de boxe. C’était ça, ou le grand saut dans l’espace, et ça, pour dépressuriser, ça dépressurisait sévère.

Jake avait arrêté de compter le temps qu’il avait passé à frapper son sac, le poing mécanique bien plus efficace et bien moins douloureux que le poing biologique. Sauf que sentir ses phalanges s’écraser contre le solide punching-ball était infiniment plus apaisant que de le faire voler, il n’y avait pas à dire. « Je les hais. », grogna-t-il en balançant son poing une nouvelle fois. « Je me hais. » Nouveau coup. « Raclures. » PAF. « Enfoirés. Tueurs d’enfants. » PAF. « Crétin et complice. » Double PAF. « Comment j’ai pu faire ça… » Enième coup. Tout autour de lui, les gens se faisaient rares, sans doutes pour éviter de se trouver dans sa ligne de mire. Ayant terminé sa diatribe pour la centième fois, il s’affaissa, laissant son front reposer contre le sac qui cessa bientôt de se balancer. Comment avait-il pu être aveugle au point de ne rien remarquer du tout ? Elle aurait forcément envoyé des signaux pour tenter de lui en parler, mais lui, trop retranché sur lui-même, trop égoïste et trop fier, il n’avait rien vu. Durant les dernières semaines de sa vie commune avec Dyvan, c’était même comme s’il ne l’avait même plus regardée. L’imbécile. Coup de poing final plus fort que le reste de la série.

Et sans cesse, les derniers mots de Dyvan résonnaient en boucle dans sa tête. Une monnaie d’échange… Vraiment ? Etait-ce réellement ce que Dyvan pensait de lui, qu’il ne l’aurait acceptée à ses côtés qu’à cause de l’enfant ? Jusqu’à quelle affres de la haine avaient-ils sombré ? Un grognement s’échappa de la gorge du grizzli qui s’acharnait sur le pauvre sac de boxe, alors qu’il reprenait son souffle, sentant les muscles de ses bras qui commençaient à devenir douloureux. Il fit un pas en arrière, s’essuya le front de son avant-bras, avant depuis longtemps déjà abandonné son tee-shirt sur le banc le plus proche. Il darda sur le sac un regard mauvais, totalement déconnecté du monde : il n’en avait pas terminé avec cette chose amorphe et innocente. « Tous des connards. » PAF ! Un coup partit, alors qu’il imaginait les chefs de Dyvan à l’Evolved.
le Mer 12 Juil - 0:51


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Pourquoi tout la ramenait toujours à lui?
Dans l'embrasure de la porte, Dyvan observe Jake en silence. Ils s'étaient quitté il y a moins d'une heure et en plus mauvais terme que jamais. Le temps de prendre une douche, de se changer, de venir ici pour se changer les idées. Mais il l'avait devancé. Plutôt que de repartir, Dyvan était resté là, derrière à quelques mètres à regarder l'ingénieur passer sa haine contre un sac de box. Et maintenant? Allait-elle resté là toute la journée ou bien simplement partir? Plus les minutes défilaient, plus elle se heurtait à ce Jake malheureux et furieux et plus... Plus quoi? La culpabilité? Oui, c'était indéniable. Malgré sa colère envers lui, Dyvan savait que Jake ne méritait pas de souffrir de ça... Ou peut-être que si. Dans un soupir et se décolle de la porte et fait un pas vers lui, vêtu d'un simple leggins blanc et d'une brassière assortit.

« Jake...? »


Il allait la repousser, c'était une certitude. Tant pis... C'était un risque à prendre. Pour n'importe qui elle aurait simplement abandonné, elle aurait joué la carte de l'hypocrisie. Mais cette fois Dyvan n'avait pas le cœur à continuer le conflit. Parce qu'ils avaient souffert tout les deux, ils étaient temps de crever l'abcès, de cesser de se faire du mal.

« Je suis désolé Jake. Je n'aurais pas dû dire que tu avais tué notre bébé. Cela n'a jamais été de ta faute. »


Avoues Dyvan en croisant les bras sur sa poitrine et baissant le regard. Elle qui n'avait pas l'habitude de parler, de se confier ou même de causer de ses sentiments si ouvertement... La jeune femme secoue doucement la tête et soupir.

« J'aurais dû te parler du bébé mais... je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas t'imposer ça alors que tu étais déjà si mal. Tu avais perdu une partie de ton corps, tu avais la mort de quelqu'un sur la conscience... Tu te sentais si faible, si impuissant... je savais que si je t'annonçais pour le bébé, cela t'aurais conforter dans cette sensation d'impuissance. C'était une responsabilité de trop. »

Finalement la scientifique lève son regard larmoyant. Mais pas de sanglots, pas de larmes... Juste des yeux humides sous l'émotion.

« Quand tu m'as quitté... J'ai trouvé refuge chez mes parents. Ils étaient soulagé que notre couple soit terminé et... Ils m'ont dit que le bébé était une grave erreur. En fait, personne dans ma famille à part Edon ne m'a soutenu, tout le monde m'a fait me sentir comme une pestiféré. J'ai trouvé plus simple de te haïr. »

Il faut dire que la famille de Dyvan était à l'image qu'elle offrait aux yeux du monde. Ses parents, père militaire et mère scientifique, n'avaient d'ailleurs jamais approuvé sa relation avec Jake. Il était si différent de leur petite princesse qu'ils l'avaient rapidement jugé et relégué au rang de bâtard médiocre.

« Tu sais, j'ai vraiment voulu t'aider... je ne t'ai jamais vu comme un monstre parce qu'il te manquait... »
Elle désigne nerveusement le bras cybernétique de Jake. « Je t'aimais tel que tu es, Jake. Tu étais mon monde, toute ma vie.... Je n'avais juste pas les mots pour te le dire. »

A nouveau Dyvan inspire, renifle et hoche doucement la tête. Maintenant les choses étaient clair, libre à Jake d'en faire ce qu'il voulait à présent. Dyvan recule doucement, pivotant à demi et murmure.

« Je ne voulais que ton bonheur mais... c'est une évidence que tu ne l'aurais jamais eu avec moi. Tu as prit la bonne décision en m'éloignant de ta vie. Je te souhaite d'être heureux, Jake. J'espère que tu trouveras ce bonheur avec Bianca. »
le Mer 12 Juil - 1:17


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Jake avala une grande inspiration avant de préparer son poing pour le coup suivant. Et ce fut à cet instant là qu’une voix s’éleva derrière lui pour l’interpeller. Figé, son bras resta suspendu dans l’espace, son geste stoppé net par le timbre de Dyvan. Tournant le dos à l’entrée, l’ingénieur fronça les sourcils, encore incertain des intentions de la jeune femme. Etait-ce simplement le calme avant la tempête qu’elle lui préparait pour l’humilier une fois de plus et prendre un coup d’avance, ou venait-elle seulement dans l’espoir de construire une conversation plus calme, loin des insultes qui fusaient de part et d’autre ? Les traits de son visage se durcirent un court instant à l’évocation du bébé tué dans l’œuf. Pas de sa faute ? Il l’avait jetée dehors pour pouvoir enfin cuver sa bière tranquille ! Oh non, Jake n’avait jamais été fier de cette période de sa vie, loin de là… « On est tous responsables. », murmura-t-il en fermant les paupières, tandis que sa tête s’affaissait lentement et que son bras retombait. Puis, il finit par relever le menton, tournant alors légèrement la tête de côté pour regarder Dyvan par-dessus son épaule.

Comment aurait-il accueilli la nouvelle à l’époque ? Aurait-il sorti la tête de l’eau grâce à ce bébé, ou au contraire, aurait-il précipité sa descente aux enfers ? « On le saura jamais, Dyvan… Il aurait pu être l’étincelle d’espoir dont j’avais besoin à ce moment-là, tout comme il aurait pu être le cauchemar de trop. » S’il avait su… Aurait-il réfléchi plus longtemps avant de renvoyer Dyvan ? Même Jake était incapable de déterminer ce qui aurait pu se passer dans sa tête, huit ans plus tôt. L’ingénieur sentit sa mâchoire se crisper à l’évocation de ses anciens presque beaux-parents. Des gens encore plus austères que sa fiancée d’alors, aussi surprenant que cela avait pu paraître. Enfermés dans leurs carcans réglés comme du papier millimétré, d’où rien ne saurait sortir, par un sourire, pas un rire franc, pas une plaisanterie. L’amabilité incarnée, en somme. Jake s’était toujours arrangé pour les voir le moins souvent possible, et cela avait toujours accommodé tout le monde, quelque part. Il n’était même pas étonné de leur réaction face à sa rupture d’avec leur fille trop précieuse pour être convoitée.

A nouveau, il détourna la tête et, sans crier gare, acheva de se vider de sa colère en imaginant les parents de Dyvan à la place du sac. PAF ! Bruit sourd qui déchira le silence et s’éteignit aussi rapidement qu’il avait survenu. Il se recula alors en pivotant, repoussant des mèches qui avaient glissé sur son front d’une main agacée, et fixa la jeune femme de son œil bleu. Un regard dur qui se fissurait de seconde en seconde, noyé par la tristesse qui l’habitait. « J’aurais jamais dû te reprocher d’être toi-même… on n’avait pas besoin des mots. C’était égoïste de ma part. J’avais… peur. Si peur que je ne paraisse plus qu’un moins que rien à tes yeux. » La gorge nouée, il pinça les lèvres, fixant alors le sol d’un regard féroce. Retrouvant l’usage de sa voix, il ajouta : « Je détestais à ce point l’idée de n’être plus qu’un poids pour toi, un objet de honte, que cette idée s’est reflétée dans le regard que je croyais que tu me portais. C’était… tellement plus simple de croire que tu m’aimais pas, pour sciemment renoncer à ce que je ressentais à ton égard et te décharger du poids que j’étais devenu. »

Il releva soudainement le regard sur Dyvan à l’évocation de Bianca. Quoi ? Le bonheur avec elle ? Quelle drôle d’idée… L’ingénieur secoua doucement la tête. « Bianca n’est pas… Enfin, elle est pas du genre à vouloir se caser et je veux pas m’attacher. On passe du bon temps ensemble, mais c’est tout. » Leurs conversations n’allaient jamais bien loin : elle était une héritière forgée par des requins du milieu financier, et n’aurait jamais été capable de suivre les explications enthousiastes de Jake sur ses travaux, ses dernières idées. Et Jake, lui, aurait tout simplement détesté qu’on lui parle ragots et scandales, et pire encore d’histoires politico-financières. Et comment pouvait-il seulement être heureux maintenant que Dyvan était à nouveau si proche mais inaccessible ? Après la mort de son père, l’ingénieur était parti à l’autre bout du pays pour s’en sortir. Et il s’était dit que mettre une galaxie entre son passé et lui, cela lui permettrait de goûter un tant soit peu à cette notion de bonheur. Dévisageant la jeune femme, qui finalement, n’avait pas raté son encodage génétique, loin de là, Jake finit par s’en rapprocher en quelques pas hésitants, lui faisant face. « Je n’ai aimé que toi, Dyvan. »
le Mer 12 Juil - 20:36


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Avoir fait le premier pas semblait avait payer. Dyvan qui se livrait enfin, qui cherchait à régler ce conflit qui avait réduit sa vie à néant. Des années pour accepter de parler de ce qui la rongeait... Et quand elle y parvenait, voilà que Jake semblait s'adoucir à nouveau, se confier à son tour. Peut-être à force d'avoir trop cogner, éprouvait-il à présent le besoin d'évacuer autrement. Plus en douceur, avec plus de diplomatie.

 J’aurais jamais dû te reprocher d’être toi-même… on n’avait pas besoin des mots. C’était égoïste de ma part. J’avais… peur. Si peur que je ne paraisse plus qu’un moins que rien à tes yeux. 

« Je.. non... Non Jake tu... »

Je détestais à ce point l’idée de n’être plus qu’un poids pour toi, un objet de honte, que cette idée s’est reflétée dans le regard que je croyais que tu me portais. C’était… tellement plus simple de croire que tu m’aimais pas, pour sciemment renoncer à ce que je ressentais à ton égard et te décharger du poids que j’étais devenu.

Le cœur de la femme se serre et son visage se fige dans une expression de tristesse et de compassion. Compassion qu'elle n'avait que pour lui et Edon. Dyvan décroise les bras, jouant nerveusement avec ses ongles manucuré. Sa faute à elle avait été de ne pas avoir sût le rassurer quand il en avait eu le plus besoin. Une étreinte, un baiser... Elle se contentait de lui jeter la pierre chaque soir quand elle le retrouvait ivre, incapable de tenir face à cette tension. On ne lui avait pas apprit à régler les problème avec des sourire mais avec ténacité, fermeté. Et cela avait indéniablement causer la mort de son couple.

« Jake... Je n'aurais jamais pensé cela de toi. C'était toi la victime, tu venais de perdre tellement de chose, tu étais blessé, malheureux. Je ne t'aurais jamais condamné pour cela, jamais. Je sais que j'étais toujours très dur, trop droite, trop introvertie mais... » Nerveusement la scientifique baisse le regard, secouant le visage. « Je t'aimais pour tout ce que tu représentais Jake. Tu étais tout ce que je ne serais jamais... Toujours si courageux, si gentil, si bon avec tout le monde... Même avec mes parents tu étais gentils alors qu'eux te dénigrais sans cesse. » Dyvan soupir tristement. « Tu as toujours mérité plus que je ne pouvais t'offrir. Alors te voir comme un poids? Jamais. C'était moi qui dépendais de toi, je l'ai toujours fais. J'avais besoin de toi parce que tu me faisais me sentir humaine, aimer, spéciale. Alors que je n'étais qu'austérité et froideur constante, incapable de te montrer à quel point je t'aimais. »

Il vaut mieux tard que jamais, comme dit le dicton. Au moins les mots avaient fini par sortir... mais tard. Trop tard. Huit années... Huit années sans le moindre contacte, à rebâtir une vie chacun de leur côté avec les moyens du bord. Alors quand Jake mentionne Bianca, assurant qu'elle n'était rien d'autre qu'un divertissement, Dyvan en éprouve... Une forme de joie. Oui, de la joie. Son regard se lève vers Jake, elle l'observe longuement avant d'esquisser malgré elle, un vague rictus qui en dit long sur la sensation de victoire qu'elle éprouve. Cela voulait-il dire pour autant qu'elle était mieux Lotis? Après tout, Jake l'avait dit lui même... Il ne voulait pas s'attacher. Le sourire redescend aussi vite qu'il est apparut et à cette pensée, la jeune femme s'enferme à nouveau dans le silence.

Je n’ai aimé que toi, Dyvan.

Dyvan se fige, dardant son regard clair sur Jake. Aucune autre compagne dans sa vie jusqu'à ce jour? Sans doute de quoi passer ses appétit sexuel dément. Contrairement à elle qui avait garder les cuisses closent et plus encore. Dyvan déglutit difficilement, le cœur battant la chamade puis esquisse un sourire pli et gêné, reculant d'un pas puis désigne d'un geste nerveux les vélo d'intérieur.

« Oui euh... Eh bien... ravie d'avoir mit les choses au clair... je vais... faire mon sport. »


Le rouge aux joues, Dyvan contourne rapidement Jake, évitant soigneusement son regard. Et la voilà qui agissait comme une adolescente énamouré. Sans attendre, elle se hisse sur un des vélos, use du tableau de commande pour programmer la force et la vitesse de la machine et se met à pédaler sans ménagement. Ah Dyvan, sacrée Dyvan!
le Mer 12 Juil - 21:56


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Pourquoi fallait-il que les mots justes sortent toujours si tardivement, qu’on parvienne à les prononcer lorsqu’il était déjà trop tard ? Huit années de gâchées et une vie perdue pour avoir gardé les lèvres closes sur des pensées qui étaient pourtant simples à exprimer, une fois que l’on n’avait plus rien à perdre, voilà l’inévitable et effarante conclusion de leur histoire. Dans une gestuelle quelque peu nerveuse, Jake tapotait à intervalles réguliers ses doigts métalliques, sa tête fourmillant de pensées contradictoires et incertaines, dont parfois le sens même lui échappait. Il se revoyait des années en arrière, des souvenirs éclataient parfois devant ses yeux, comme des bulles dans un grand bac d’eau bouillante. L’ingénieur secoua légèrement la tête : ce n’étaient que ça, des souvenirs. Avant que tout ne parte à vau l’eau. L’on ne pouvait rattraper de telles erreurs, même en expliquant calmement les choses pour les mettre au clair.

Alors qu’il évoquait Bianca et la nature de leur arrangement, Jake ne put s’empêcher d’apercevoir le rapide rictus qui était apparu sur les lèvres de la jeune femme avant de disparaître. Pas étonnant, en fait… après tout, elle avait expressément formulé le fait qu’elle la détestait. Quant à lui, sans doutes qu’il venait de sortir la phrase de trop car voilà la jeune femme qui se refermait, et la froide scientifique, quoique gênée, revenir au galop. La nuque de l’ingénieur se crispa alors que Dyvan remettait de la distance, comme pour clore le sujet. Clore le bref instant de paix qu’ils s’étaient accordé, cet instant infinitésimal où ils avaient consenti à un cessez-le-feu. Acquiesçant d’un grognement, il se retourna à son passage et l’observa silencieusement s’installer sur un vélo, sentant ses épaules s’affaisser tandis que la tension nerveuse qui l’avait saisi depuis le repas diminuait jusqu’à disparaître peu à peu. Secouant à nouveau la tête en cessant de la contempler bêtement, Jake se dirigea vers une fontaine à eau. Qu’est-ce qu’il s’était imaginé, ce bougre d’idiot ? Rien, à vrai dire… Il n’y avait rien à imaginer, et l’unique chose qu’il espérait était que les hostilités ne reprennent pas. L’idéal pour y parvenir étant de se croiser le moins souvent possible…

S’emparant de son verre qu’il allait vider d’une traite, il en fit préparer un second. En attendant, l’ingénieur s’était redressé, le regard tourné vers le seul vélo occupé dans la salle. L’arrêt brutal du versement le tira de ses pensées et Jake prit alors ce deuxième verre, se dirigeant vers Dyvan, pour y déposer délicatement la boisson fraiche sur la petite tablette porte-bouteille intégrée à la machine. « C’est cadeau de la maison. », dit-il simplement avant de s’éloigner pour s’affaisser sur un banc et ôter les bandes de tissu qui protégeaient sa main. Tout à son occupation, et sans même lever les yeux, il ne put s’empêcher de remarquer calmement : « Tu devrais te cambrer moins. Tu finiras par avoir mal au dos. » Tentative de mener une conversation des plus banales complètement ridicule. Mais le silence pesant qui s’était installé dans la salle de sport avait quelque chose d’insupportable.
le Jeu 13 Juil - 15:56


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Elle pédale, pédale et pédale encore.
Comme si elle tentait de fuir quelque chose ou quelqu'un. Pourtant la seule chose qu'elle tente de fuir, Dyvan, ce sont ses pensées parasites qui l'empêche de se concentrer sur des choses plus importante. IL en avait un de ces culot tout de même... Il n'avait aimé qu'elle? Ce n'est pourtant pas ce qu'il lui avait dit lorsque Jake l'avait bouter hors de sa vie. Comment savoir s'il était sincère? La boule au ventre, la jeune femme continue de pédaler à un rythme soutenue, le regard sur le moniteur du vélo qui indiquait la distance parcouru et les calories perdu.

C’est cadeau de la maison.

Dyvan sursaute de surprise, elle ne l'avait pas vu arriver. La scientifique ralentit le pas jusqu'à arrêter complètement son activité pour suivre Jake du regard avant de fixer le petit gobelet qui contenait une fraîche, amplement mérité après avoir pédaler quelques... minutes? Bon d'accord, peut mieux faire. Nerveusement, Dyvan s'empare du gobelet, le portant à ses lèvres et se délecte d'une longue gorgée sans lâcher son ex-fiancé du regard. Elle s'attendait déjà au pire... Et pourquoi le pire? Les choses étaient réglées, non? Mais malgré tout, elle avait ce mauvais pressentiment. Certes les non-dits avaient enfin prit fin mais ensuite? La rancœur demeurait elle, poussait à la distance et à la méfiance. Au fond, elle savait mais surtout elle craignait, que Jake n'adopte encore un comportement douteux à son égard.

 Tu devrais te cambrer moins. Tu finiras par avoir mal au dos.

La pâle demoiselle plisse les yeux, fixant son comparse puis repose doucement le gobelet avant de pincer les lèvres. Et voilà à présent qu'il imposait sa compagnie. Dans quel but? Si ce n'est la prendre de haut, encore.

« Et comme toujours, toi tu sais mieux que tout le monde. Comme toujours, tu ne peux pas t'empêcher de me dire quoi faire... Et bien tu sais quoi? Je ne vais pas me cambrer, Docteur Blackford... » Siffle Dyvan avec mépris et sournoiserie, sourire de la parfaite pimbêche aux lèvres. « Tu as déjà fait du Yoga? Eh bien ça, tu vois, ça fait vraiment mal au dos! Maintenant regarde bien, je vais te prouver que la cambrure ne me fera pas pédaler moins bien! »

L'ego mal placé. Dyvan ajuste son assise sur le vélo puis tapote le panneau de contrôle de l'engin, augmentent la difficulté de pédalage et la vitesse. Aussitôt, la machine accélère, Dyvan pousse sur ses jambes, pédale rapidement. Mais bien vite elle s’essouffle, même son visage prend une teinte rouge pivoine sous l'effort et il faut moins de quelques minutes pour qu'elle ne ralentisse et s'arrête à nouveau. A bout de souffle, elle s'affale soudainement sur le panneau de contrôle, geignant à chaque inspiration qui lui brûle les poumons et lève un doigt menaçant bien que tremblant.

« J'ai... J'ai... peut-être surestimé... mes capacités sportives.... haw... haw... »


Grimaçant sous l'effort, la scientifique relève la tête et se laisse glisser de son vélo d'intérieur avant de tituber, les jambes molles et étrangement lourde.

« Mais j'ai pas mal au dos! Donc, j'avais raison, point. » Geignant de plus belle, Dyvan tente de reprendre son souffle avant de siffler. « Je crois que mes poumons vont exploser... je vais mourir, c'est sûr! »
le Jeu 13 Juil - 17:53


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Jake haussa un sourcil discret alors que Dyvan lui reprochait déjà de fourrer son nez dans ses affaires. Ben quoi ? Il voulait juste éviter qu’elle ne se retrouve avec les lombaires en vrac dans cinq ans. Il n’avait même pas pris le moindre ton un tant soit peu moqueur alors qu’il aurait tout aussi bien lui faire remarquer qu’elle respirait n’importe comment sur son vélo. Et puis… au fond, il s’était douté qu’elle ne prendrait absolument pas compte de son conseil, et peut-être même qu’elle accentuerait sa cambrure, exprès. Sans se douter le moins du monde que Jake n’en perdrait pas une miette. « Le Yoga ? Je croyais que ça servait justement à se détendre, pas à avoir mal. », rétorqua-t-il avec une surprise feinte, bien qu’étant en vérité étonné du fait que la jeune femme pratique cette discipline. « Mais parfait ! Tu fais ce que tu veux après tout. », ajouta l’ingénieur en levant les mains en signe de forfait. Une victoire donnée de bon cœur à Dyvan, chose plutôt étrange pour un homme qui ne lâchait jamais le morceau et qui était plus borné qu’un intervalle mathématique fermé.

Et pour cause, tandis que la scientifique se ruait à l’assaut du Mont Blanc avec son dos cassé, Jake avait alors le meilleur angle de vue possible sur la croupe de Dyvan. En même temps, quelle idée d’enfiler des leggings aussi moulants… c’était comme pour ses combinaisons, si elle ne mettait rien, ce serait exactement pareil mais en mieux ! L’ingénieur se recula, appuyant son dos contre le mur derrière lequel se tenait son banc, et croisa les bras sur son torse, le regard narquois et vaguement intéressé en admirant le spectacle. Tout en se faisant force de s’empêcher de hurler de rire face à la naïveté de Dyvan en ce qui concernait les interprétations les plus cocasses qu’on pouvait relever dans les phrases et remarques à double-sens. En cela, au moins, elle n’avait pas changé, bien au contraire. Un léger sourire railleur flotta cependant sur ses lèvres, jusqu’à ce qu’elle arrête de pédaler, les poumons vidés comme un ballon de baudruche qu’on aurait laissé ouvert. Ah oui, effectivement, la preuve par deux que les fesses bien en évidence la faisaient pédaler mieux !

Un large sourire, plus sincère que moqueur, élargit les lèvres de Jake alors qu’elle admettait s’être un peu surestimée. « Un peu. » Surtout quand on n’avait pas pris la peine de s’échauffer correctement. Ah, ces femmes trop orgueilleuses ! Dyvan n’avait pas marché, elle avait carrément couru comme une sprinteuse du cent mètre. Jake se releva immédiatement en voyant l’état de la jeune femme qui était à la frontière de la détresse respiratoire, et se retrouva à côté d’elle, prêt à la soutenir si elle venait à s’écrouler et à s’écraser au sol comme une crêpe. « On reparlera de ton dos dans cinq ans. », rétorqua Jake qui lui proposa son bras droit, l’humain. « Tout à fait, tu es aux portes de la mort par asphyxie, Dyvan. » Il avait l’air le plus sérieux du monde mais son œil le trahissait. « Cesse donc de parler et repose-toi sur ce banc. », dit-il en désignant le siège le plus proche. Il ne la força pas à s’appuyer sur lui mais elle en avait toutefois la possibilité. « Maintenant, ferme les yeux. Respire doucement. Inspire par le nez et expire par la bouche. » Il la laissa retrouver son souffle pendant quelques instants, pas certain encore une fois qu’elle suive ses conseils. « Comment tu te sens ? », finit-il par demander en s’asseyant doucement à ses côtés.
le Jeu 13 Juil - 21:26


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On reparlera de ton dos dans cinq ans.

« Si je ne suis pas morte étouffé avant. »

 Tout à fait, tu es aux portes de la mort par asphyxie, Dyvan. 

C'est plus ou moins la sensation qu'éprouvait la femme à cet instant. Alors qu'elle se penche en avant, main sur les genoux, elle tente tant bien que mal de calmer les battements effrénés de son petit cœur fragile. Lorsqu'elle le voit le bras qui lui est offert comme soutient, Dyvan hésite avant de s'en emparer, se laissant presque choir de tout son poids sur Jake. Mais taillé comme une crevette, cela ne risquait pas de faire une grande différence pour lui. Lorsqu'il la guide jusqu'au banc, Dyvan gémit de plus belle avant de s'asseoir dessus, basculant la tête en arrière alors que sa poitrine compressée dans sa brassière se soulève à un rythme rapide et irrégulier.

 Maintenant, ferme les yeux. Respire doucement. Inspire par le nez et expire par la bouche.

Dyvan grogne, visiblement mécontente d'avoir à être materné par quelqu'un. Pire encore quand l'on sait qu'il s'agit de Jake. Mais vue la souffrance endurer par son gracile petit corps pour lui prouver combien elle était -faussement- douée, même dans le vélo d'intérieur, la scientifique n'était pas du genre à faire la difficile.

Comment tu te sens ?

Dans le long soupir, la pâle demoiselle ouvre les yeux, dardant ses prunelles azurées sur le grand ingénieur qui se tient devant elle et le dévisage un instant. Elle voit alors l'amusement dans son regard... Il se fiche d'elle le bougre! Dyvan fronce les sourcils, yeux plissés sous la méfiance et murmure.

« Dis donc toi, si je ne te connaissais pas aussi bien, je dirais que tu m'as fait faire exactement ce que tu voulais que je fasse... »

Et alors elle comprend dans un éclair de lucidité avant de bondir du banc, comme si elle venait de retrouver subitement ses forces. Poussant un gémissement de bourgeoise offusque, Dyvan lève les mains et assène une multitude de petites tapes à Jake en s'époumonant.

« Espèce de sale goujat! Mécréant! Pervers! Comment oses-tu?! »

Elle le contourne, cessant de laisser pleuvoir sur lui une pluie de coups à la force médiocre. Dyvan ajuste son chignon, détournant le regard et fait mine de prendre de la distance. Non, elle prend réellement de la distance alors que son faciès est plus rouge que jamais.

« Si tu as besoin de quelqu'un pour donner vie à tes fantasmes obscènes, vas donc retrouver Bianca. » Elle hausse les épaules, l'air boudeur. « Et puis comme tu l'as si bien dit après tout, je suis une étoile de mer frigide... Aucune raison donc, que tu ne te permettes ce genre de comportement. Sale cochon. » Regard en biais, Dyvan croise les bras, l'air hautain peint sur le visage. « C'est inconvenant en présence du dame. Décidément, les gentleman devienne rare... Rustre !!! » S'égosille t-elle à nouveau.
le Jeu 13 Juil - 22:18


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Une irrésistible envie de sourire repoussait les coins des lèvres de Jake vers le haut alors que Dyvan reprenait peu à peu son souffle et surtout ses esprits, à mesure que les couleurs pivoines qui avaient fleuri sur son visage de plâtre s’évanouissaient. Et alors qu’elle retrouvait les pleines capacités de son corps, elle comprit. Il le sut à l’instant même où le regard de celle-ci s’était modifé, où son visage s’était à nouveau durcit en une expression méfiante. Et lorsque son raisonnement parvint enfin jusqu’à sa conclusion, Jake ne put s’empêcher d’éclater de rire en la voyant bondir du banc comme une gazelle effarouchée et outragée pour se retourner et l’arroser de coups qui faisaient plus d’air que de mal. L’ingénieur se bidonnait, riant aux éclats comme jamais il n’avait dû le faire avec Dyvan, à tel point qu’il devait se tenir le ventre et qu’il en avait les larmes à l’œil. A vrai dire, il avait plus de chances d’être terrassé par son propre fou rire que par les coups de la jeune femme.

Réussissant à retrouver un semblant de calme après que la scientifique eut cessé de le frapper avec sa force de mouche, il observa d’un air goguenard le visage rougi par la rage de Dyvan. La peine en valait tout l’or du monde. « Pardon, c’était tellement tentant. », réussit-il à articuler sans repartir dans un grand rire, qui se contenta de ricaner légèrement. « Oh, Bianca, elle a bon dos tout à coup ! Même si tu te cambres mieux… Elle, c’est pour les fantasmes où on se contente pas de regarder. », rétorqua-t-il avec une moue moqueuse. Ah, on en revenait inévitablement à ces mots qui lui avaient échappé le jour où ils s’étaient séparés. Une expression certes appropriée mais pas franchement des plus flatteuses. « Oui, certes, mais ça n’empêche pas… », ajouta l’ingénieur en terminant sa phrase en désignant Dyvan dans son ensemble. Ça n’empêchait pas qu’elle était bien roulée, la bougresse. Et le pire, c’était qu’elle ne s’en rendait pas compte. Quelque part, il plaignait les collègues de la jeune femme qui, en plus de se coltiner son sale caractère, devaient en plus essayer de rester de marbre le plus possible face à ce que sa combinaison exhibait.

« Sérieusement, est-ce que ça t’arrive de te regarder dans un miroir ? Parce que je doute d’être le seul à te reluquer… Je suis juste le seul qui s’en cache pas, étant donné que j’ai jamais prétendu être un gentleman. » Nouvel éclat de rire, moins tonitruant cette fois-ci, tandis qu’il en profitait pour retrouver son tee-shirt et l’enfiler rapidement. « Fais pas cette tête, voyons… promis, j’ai rien imaginé… d’inconvenant. C’était juste très drôle. T’as pas marché, là, t’as couru. » Et indéniablement, cela en avait tellement valu le coup qu’il ne pouvait le regretter. Il s’éloigna en pouffant encore, les épaules parfois secouées d’un regain de rire, pour aller jeter les bandelettes de tissu qui seraient alors immédiatement envoyées au lavage.
le Jeu 13 Juil - 23:17


No absolution, only domination
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Tellement tentant, ça, elle voulait bien le croire. Jake était spécialiser dans le fait de dépasser les limites. Quel sans gêne! Dyvan le toise férocement, pas du tout amuser par la situation. Pire, Jake s'amuse à appuyer un peu plus sur sa relation malsaine avec son amante, comme si cela pouvait rendre la situation moins gênante.

 Oh, Bianca, elle a bon dos tout à coup ! Même si tu te cambres mieux… Elle, c’est pour les fantasmes où on se contente pas de regarder.


« Tu es écœurant. »


Elle avait beau haïr Bianca, Jake parlait comme le pire des mâles en rûte et cela, ce n'était clairement pas pour lui plaire. Dyvan soupir longuement, secouant le visage. Elle se fiche éperdument que Jake voit en elle quelque chose d'agréable à regarder, le fait est qu'être prise pour un objet était vraiment humiliant. Se rendait-il compte, au moins, que c'était à cause de ce genre de remarque déplacer que la femme était constamment perçu comme un morceau de viande? Dyvan fixe Jake avec une lueur de dégoût dans le regard avant de souffler, abasourdit. Visiblement mademoiselle ne comprend pas le second degré.

« Cela n'empêche pas quoi? Hein? Qu'est-ce que tu as, à me désigner comme ça? Je suis un génie de la robotique Jake, j'aimerais être reconnu et apprécié pour mes facultés mentale et non pas pour la paire de sein qui trône au milieu de mon buste. »


La scientifique lève les mains avec agacement, secouant la tête. C'était une perte de temps incroyable que de tenter de communiquer avec cette créature à l'intelligence sous développer. Qu'avait-elle donc bien pût trouver à ce primate? C'était à se demander.

Fais pas cette tête, voyons… promis, j’ai rien imaginé… d’inconvenant. C’était juste très drôle. T’as pas marché, là, t’as couru.

« Franchement, tu m'agace Jake. Tu es incapable de rester sérieux cinq seconde sauf quand tu as quelque chose à reprocher à quelqu'un, et encore. »

La jeune femme s'éloigne d'un pas rapide, hâtive de pouvoir mettre de la distance entre elle et cet énergumène aux élans pervers. Et dire qu'il y encore quelques minutes, ils parlaient de cette catastrophe qui avait régit leur vie, leur couple. Et là? C'était comme si de rien n'était.

« Je m'en vais. Bonne journée à toi, Jake. »

Et sans un mot de plus, Dyvan a déjà quitté la salle de sport, laissant son ancien fiancé seul avec son pitoyable humour.
le Jeu 13 Juil - 23:40


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